les monnaies Marseillaises

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Catégorie petite histoire sur le monayage de marseille: C'est aux alentours de 600 avant J.-C. que des Grecs originaires de Phocée en Ionie (actuelle côte ouest de la Turquie) fondèrent la colonie extrême occidentale de Massalia (Marseille).
La Cité va commencer à émettre ses premières séries vers les années 525-520. Très influencées par l'ambiance ionienne originelle ces frappes anépigraphes reprennent la plupart du temps des motifs déjà existants avec cependant des spécificités qui permettent de reconnaitre la "marque" de l'atelier monétaire massaliète. Un dépôt particulièrement représentatif de ce monnayage à été mis à jour en 1867 à Auriol (Bouches-du-Rhône) La production purement massaliète débute par la frappe d'hémidrachmes au Pégase ainsi qu'à la tête de lion, étalonnées sur le pied phocéen (poids 2,76 g) et de quelques divisionnaires reprenant les mêmes motifs : dioboles et trihémioboles.
Une deuxième phase, que l'on situe entre les années 500 et 475, se distingue par une importante augmentation du volume émis et la multiplication des types monétaires (tête de gorgone, tête masculine au crobylos, protomé de chien, casque ionien, tête de face, masque, tête féminine au bonnet, tête de bélier, tête d'Héraclès, pégase, protomé de sanglier, de veau, de lion, oeil, seiche, amphore, oiseau, dauphin, griffon.....). Les sources d'inspiration iconographiques, plus variées, s'avèrent parfois issues du vécu événementiel de la cité. Le nominal principal correspond à une obole de près de 1,20 g, mais la plupart des groupes de cette période présentent un poids de 0,60 g = hémioboles. A partir de 475, une phase transitoire d'une dizaine d'années qualifiée de "postarchaïque" voit disparaître peu à peu les carrés creux de revers pour des monnaies dotées d'un motif sur chaque face et frappées sur des flans plus plats. Une nouvelle réforme pondérale place l'obole sur un poids se situant aux alentours de 0,90 g. Les types recensés pour cette période sont les suivants : pour les oboles (protomé de griffon / tête de lion dans carré creux, tête d'Athéna au casque corinthien / carré creux, Tête d'athéna au casque attique / carré creux, tête masculine au crobylos / carré creux. Pour les hémioboles ( tête masculine au crobylos / tête de gorgone dans carré creux, tête masculine au crobylos / carré creux, coléoptère / carré creux.
Le début de la deuxième partie du Ve siècle (phase préclassique) est marquée par une suite d'émissions variées (oboles au crabe, à la tête de Lacydon, à la tête casquées, à la tête d'Athéna ...) qui s'achève vers 410 par celle de l'obole à la tête juvénile dont le type se "figera" jusqu'à la chute de la Cité en 49 av. J.-C. Les premières légendes, toutes relatives au nom de l'ethnie, apparaissent vers 460. Limitées au départ à la lettre M, elles vont s'allonger au fil des émissions avec de nombreuses extensions : MA,MAT (T=SS), MASS, MA(T=SS)A, MASSA, pour aboutir à la fin du siècle à une présentation complète du nom avec MASSALIOTAN, puis MASSALI. Au cours de cette période apparaissent quelques rares séries d'hémioboles qui s'avèrent, au droit, dotées d'une typologie inédite : tête de satyre / crabe et tête de satyre / roue.
Les émissions massaliètes du Ve siècle-début du IVe se retrouvent sur la plupart des sites antiques des départements actuels des Bouches-du-Rhône avec de larges débordements sur les départements du Var, du Vaucluse et du Gard, voire exceptionnellement au-delà.
La diffusion des premières espèces massaliètes dans le Midi de la Gaule fut à l'origine d'un tout début d'économie monétaire au sein des populations celto-ligures attenantes.



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